Je suis dans la bulle de l'ennui,

Je suis dans la cage de mon esprit.

Et sous la surface de la vie,

Les muses de moi, comme étranges, s'enfuient.

 

De rares vestiges du réel,

Doucement, percent ma coquille.

Fades échos, ils révèlent

Mon squelette qui vacille. 

 

Je suis aveugle et aveuglée.

Et le goût a abandonné

Mets et musiques, sons et fragrances.

Ivre de vide : je suis, je pense.

 

Face à mes peurs les plus malsaines,

Je respire en asphyxie.

Sous la lumière de l'arène,

Sobre abondance : je pense, je vis.

 

Mes erreurs sont des armes ;

La douleur m'est bénine.

Blessures gorgées de larmes,

Souffrance cristalline.

 

La clef de mon esprit ?

Avortée de démence.

Car seule la folie,

Donne à ma raison sens.